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L’enseignement de la grammaire : Séminaire du 1er avril 2020 – (organisé en collaboration avec l’ABPF; gratuit mais inscription souhaitée) Université de Mons

Lieu : local Pascal, Grands Amphis, Plaine de Nimy, avenue Maistriau, 13 à 7000 MONS 

Les invitées

Audrey Roig, université Paris Descartes, Laboratoire EDA (Éducation, Discours, Apprentissages)

Irène-Marie Kalinowska, Haute École Bruxelles-Brabant, collaboratrice au Service de Didactique des langues de l’UMONS

Laurence Moulart, Wallonie-Bruxelles Enseignement

Horaire de cette après-midi de séminaire : 

14h-14h45 Audrey Roig, La valse des compléments

14h45-15h30 Irène-Marie Kalinowska, « Madame, je ne sais pas jusqu’où va ma première proposition, mais ça doit être une phrase atypique » — Quelles réponses aux questions réputées difficiles de nos futurs professeurs de français et de FLE en formation pédagogique

15h30-15h45 pause Cette rencontre est organisée par la Faculté de Traduction et d’Interprétation de l’université de Mons (Services de Didactique des langues et des cultures, d’Études nordiques et de Traductologie et linguistique de corpus) et l’Association belge des Professeurs de français (ABPF). 

16h-16h45 Laurence Moulart, Quelle place pour l’enseignement de la syntaxe au secondaire ?

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter Michel Berré (michel.berre@umons.ac.be) La participation est gratuite, mais l’inscription souhaitée !



Résumé des interventions

Audrey Roig (université Paris Descartes, Laboratoire EDA – Éducation, Discours, Apprentissages) La valse des compléments Si la fonction complément doit beaucoup au développement de la grammaire scolaire, elle doit aussi son éclatement, depuis le début du XXe siècle, aux codes de terminologie successifs notamment. À l’heure actuelle, la spécification fonctionnelle des groupes qui « complémentent » dépend majoritairement de trois paramètres : • de la nature du mot ou du groupe qui complète la phrase (e.g. adjectif > épithète/attribut ; groupe prépositionnel > complément ; etc.) ; • de sa portée dans la phrase (complément de phrase, du verbe, du nom, de l’adjectif, de l’adverbe ; épithète simple/détachée ; etc.) ; • et, pour les compléments du verbe, du mode d’introduction observé (direct, indirect). Lors de cette intervention, nous examinerons la qualité de ces trois arguments de classification à l’aide de quelques exemples qui nous conduiront à questionner ensuite le bienfondé de l’opposition « compléments (in)directs du verbe » vs « compléments de phrase ». Ceci nous permettra, pour finir, de revenir sur l’importance accordée à ce cloisonnage dans le cadre des objectifs fixés pour l’enseignement grammatical dans les établissements secondaires. 


Irène-Marie Kalinowska (Haute École Bruxelles-Brabant, collaboratrice du Service de Didactique des langues de l’UMONS) « Madame, je ne sais pas jusqu’où va ma première proposition, mais ça doit être une phrase atypique » — Quelles réponses aux questions réputées difficiles de nos futurs professeurs de français et de français langue étrangère en formation pédagogique ? En analyse de la phrase, des modèles théoriques sont nombreux, de capacité explicative et de complexité variables. Ils jouent un rôle important : ils permettent de visualiser les structures des énoncés de la langue tout en participant de la construction de la réflexion métalinguistique. Mais, chaque professeur de français le sait, ils comportent chacun un chapitre de questions « difficiles », qui mettent souvent dans l’embarras, y compris le théoricien que lui-même. Faut-il passer sous silence ces questions pour garder l’impression de simplicité ou vaut-il mieux, au contraire, tenter d’y répondre ? Entre les faits de langue concrets, la théorie et le niveau des compétences métalinguistiques et linguistiques des apprenants, la réponse n’est pas toujours facile. À travers l’analyse de quelques exemples « embarrassants », nous évaluerons les difficultés et les avantages liés aux explications proposées.


Laurence Moulart (Wallonie-Bruxelles Enseignement) Quelle place pour l’enseignement de la syntaxe au secondaire ? Depuis la mise en application de l’enseignement par les compétences corolaire à l’adoption du décret « Missions », la place à accorder à l’enseignement de la grammaire – et plus spécifiquement celui de la syntaxe – n’est pas toujours aisée à déterminer. Or, tous les professeurs de français s’accordent sur le sujet : des apprentissages grammaticaux et syntaxiques restent indispensables au secondaire. Les questions relatives à ces savoirs et savoir-faire ainsi qu’à la manière de les aborder sont dès lors pleinement légitimes. Après une clarification de quelques concepts, l’évolution des référentiels de la discipline français et des programmes d’études qui en découlent sera expliquée. Nous envisagerons par la suite dans quel « cadre » s’inscrit l’enseignement de la syntaxe au secondaire.


***** Cette rencontre est organisée par la Faculté de Traduction et d’Interprétation de l’université de Mons (Services de Didactique des langues et des cultures, d’Études nordiques et de Traductologie et linguistique de corpus) et l’Association belge des Professeurs de français (ABPF). Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter Gudrun Vanderbauwhede (Gudrun.VANDERBAUWHEDE@umons.ac.be), Bénédicte Van Gysel (Benedicte.VANGYSEL@umons.ac.be), Michel Berré (michel.berre@umons.ac.be) ou Christine Petit de l’ABPF (petit.chr@skynet.be). La participation est gratuite, mais l’inscription souhaitée !

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