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Le prix des lycéens : le roman "Bluebird" de Geneviève Damas et le palmarès 2021

"LE PALMARÈS 2021


Geneviève Damas, lauréate du Prix des lycéens 2021

 

C'est peu de dire que cette année scolaire fut bousculée par la crise sanitaire; chapeau aux élèves et à leurs professeurs, qui ont tout fait pour donner à cette quinzième édition du Prix des lycéens un épilogue "presque" normal !


Même si la grande fête habituelle n'a pu avoir lieu, c'est une Geneviève Damas à la fois surprise et ravie qui a reçu le trophée de cristal pour son roman "Bluebird", paru aux éditions Gallimard.


Les jeunes lecteurs ont également attribué à son roman le Prix "Funambule" du cheminement intérieur:


Geneviève Damas a trouvé le ton juste pour faire entendre la voix de Juliette, une adolescente de notre âge qui découvre subitement qu’elle est enceinte de plus de six mois. Comme sur un fil, tiraillée et déséquilibrée par les émotions qui la traversent, « Bluebird » se livre dans une longue lettre à son bébé. Elle lui dit son déni, sa peur, ses désirs d’avenir, et ses hésitations face au dilemme qui la déchire : la meilleure façon d’aimer son enfant est-elle de le garder ou de le confier à l’adoption ?

Le livre refermé, Juliette a grandi.

Et nous aussi.



Et comme tous les livres de la sélection avaient leurs "fans", ils ont reçu chacun un prix créé "sur-mesure" par les élèves pour valoriser leurs qualités particulières:


« Le Cahier orange » de Bernard Caprasse (Weyrich), Prix « Par amour »


Le moteur de l’action de ce roman au souffle épique est l’amour. Celui d’Olga, qui franchit les frontières de la haine pour vivre une passion interdite avec un homme que les circonstances ont placé dans le camp ennemi. Celui de son fils Anton, qui remuera ciel et terre pour rendre justice à sa mère en révélant son rôle dans la Résistance. Et surtout, celui que le lecteur ressent pour ces personnages pris dans un tourbillon d’événements tragiques, et qui n’hésitent pas à se mettre en danger dans leur quête de justice et de vérité.



« Il fait bleu sous les tombes », de Caroline Valentiny (Albin Michel), Prix Clair-Obscur


Le roman de Caroline Valentiny oscille doucement entre les extrêmes. Porté par une écriture pleine de poésie, il aborde le sujet grave du suicide, en explorant les points de vue de tous ceux que la mort du jeune Alexis laisse dans le désarroi et l’incompréhension. De la révolte à l’acceptation, de la douleur à l’apaisement, de la profondeur à la légèreté, l’évolution des personnages les mène imperceptiblement vers la sérénité: le deuil se fait, la lueur d’un jour nouveau apparaît.



« Le Pisseux », de Damienne Lecat (Academia), Prix du personnage qu’on n’oublie pas


Loin du profil habituel du héros, Éric est un personnage odieux, misogyne, rustre et renfermé. Au fur et à mesure que se dévoilent des pans de son enfance martyre, on se prend pourtant à éprouver pour lui une certaine empathie. Tout l’art de Damienne Lecat est de choisir des mots capables de rendre ce personnage à la fois détestable et attachant, despotique et fragile.

« Le Pisseux » nous invite à réfléchir sur l’origine du comportement de certaines personnes, en nous incitant à ne pas les juger trop durement sans avoir essayé de les comprendre.



« Vade retro, Félicien ! », de Francis Groff (Weyrich), Prix Haute Tension


Dès les premières pages du roman, la saisissante scène de crime installe un climat de mystère qui happe le lecteur. Dans les pas de Stanislas Barberian, nous arpentons les rues de Namur, sur les traces d’un manuscrit du sombre et sulfureux Félicien Rops. Multipliant les découvertes et les rebondissements, l’enquête lève le voile sur les agissements de groupes qui opèrent en secret.

De faux-semblants en fausses pistes, « Vade retro, Félicien ! » nous plonge dans une atmosphère électrique qui nous met sous « haute tension »."


(http://www.culture-enseignement.cfwb.be/index.php?id=21479. Consulté ce 3 juin 2021)

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